Test : Le livre de la jungle

Inspiré du célèbre roman de Rudyard Kipling ou plutôt, de son adaptation en dessin animé par les studios Disney, Le livre de la jungle est également un de ces logiciels issus de la fructueuse collaboration entre Virgin Games et les studios Disney, autrement dit une création avec un cahier des charges exigeant au possible, de manière à ce que l’adaptation vidéo-ludique ne puisse en rien dénaturer l’esprit du Disney original.

C’est donc l’histoire de Mowgli, le petit homme recueilli par la panthère noire Bagheera, que l’on va revivre ici, Mowgli qui coulait des jours paisibles dans la forêt tropicale jusqu’au jour où l’envie subite de retrouver sa propre espèce se mit à le tarauder. Bien entendu, prendre le premier rickshaw venu jusqu’à la ville serait trop simple, d’autant plus que l’entièreté des petits animaux de la forêt semble s’être liguée pour empêcher le jeune garçon de rentrer au bercail. Entre les légions de singes, les porc-épic, les écureuils volants, les essaims d’abeilles, les fourmiliers et les serpents en tout genre, Mowgli va vite être obligé de renouer avec ce que son espèce sait faire de mieux, à savoir détruire la nature sauvage.

Comme dans n’importe quel jeu de plates-formes, quelques sauts répétés sur ces ennuyeuses bestioles permettront d’asseoir définitivement la suprématie de l’homme sur l’animal. Mais ce n’est pas tout : Mowgli pourra aussi anéantir les animaux à l’aide de quelques projectiles bien placés. Le projectile de base est la banane dont vous disposez en quantité illimitée. Mais vous pourrez également récupérer la légendaire double-banane, des noix de coco ou encore, des boomerangs. Dans chaque niveau, l’objectif sera de ramasser un certain nombre de gemmes dispersées à travers toute la zone, puis de retrouver Bagheera qui roupille sagement dans un coin pour passer à la zone suivante.

Graphismes :
17/20 : Une fois de plus, Virgin Games et les consultants de Disney ont réalisé un travail au dessus de tout soupçon. Un chouïa moins coloré qu’Aladdin, Le livre de la jungle retranscrit néanmoins de splendide manière les différents paysages et les moments forts du dessin animé. La rivière où Baloo allongé sert de pirogue, la parade militaire des éléphants, les ruines qui servent de royaume à King Louie, ou les Badlands où sévissent Shere Khan et ses copains vautours. En parlant des célèbres protagonistes animaliers du dessin animé, on les retrouve bien entendu au grand complet dans cette adaptation Megadrive, Bagheera et Baloo en tant qu’alliés symboliques, les éléphants en tant que plates-formes mobiles, et le petit éléphanteau chevelu en tant que relais de sauvegarde à différents endroits de chaque niveau. Si on retrouve les vautours, les singes, Kaa, King Louie et Shere Khan en tant qu’adversaires, la plupart des animaux hostiles ont été inventés pour les besoins du jeu. Quand à l’animation, elle a fait l’objet de soins tout particuliers. Tout en restant légèrement en deça de la perfection atteinte par Aladdin, le livre de la jungle propose des mouvements d’un réalisme remarquable. Voir le petit d’homme jongler avec ses bananes, regarder un montre imaginaire ou se servir de son slip rouge comme d’un parachute, est un réel plaisir. Par rapport à la version Super NES, il semble même que cette adaptation Megadrive dispose d’infimes petits fignolages ultimes, comme ces quelques feuilles qui tombent lorsqu’on s’accroche à une liane, qui rendent l’univers plus vivant.

Jouabilité :
15/20 : Globalement plutôt maniable, Le livre de la jungle ne vous fera que rarement rager contre une gestion des collisions imprévisible.

Durée de vie :
9/20 : Comme la plupart des jeux Disney, Le livre de la jungle est plutôt facile et ne compte que 10 petits niveaux. Le jeu est donc très court et vous n’aurez besoin que de quelques heures pour en venir à bout.

Bande son :
16/20 : La bande sonore n’est pas en reste, et on retrouve les fameux thèmes du dessin animé, réinstrumentés de très belle manière… enfin… autant qu’il est possible de le faire avec le processeur sonore limité de la Megadrive.

Scénario :
17/20 : Le scénario du film est parfaitement suivi et respecté.

Note générale :
16/20 :
Malgré toutes ses qualités techniques, Le livre de la jungle est encore une fois un jeu de plates-formes qui divisera les joueurs. Il est vrai qu’on n’y retrouve pas le gameplay passionnant et la jouabilité parfaite d’un Sonic, mais qu’en contrepartie, on évolue dans un univers connu et attachant, brillamment retranscrit à l’écran. Le livre de la jungle symbolise à la perfection ces choix de production : un jeu un peu trop court, pas vraiment difficile et moins addictif à long terme, mais qui en met plein la vue et se montre techniquement soigné à l’extrême. De mon point de vue, comme pour Le roi lion ou bien Aladdin, Le livre de la jungle n’est pas un jeu sur lequel on revient régulièrement après l’avoir terminé, mais en attendant, on passe de très agréable moments à guider Mowgli à travers les multiples pièges de la jungle. Un excellent petit jeu de plates-formes, malheureusement bien trop court pour figurer parmi les classiques éternels de la 16-bits de Sega.

La note générale est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n’est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

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Kaa sera le premier des 3 boss à battre.

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Le petit homme sera opposé à Shere Khan dans le niveau final.